07. à propos de qi gong

07.  à propos de qi gong

LES 3 ASPECTS DU QI-GONG

Certains professeurs insistent sur la pratique martiale, d’autres sur l’aspect « gymnastique douce », d’autres sur la démarche de méditation qui le soutient. Pour la chine, ces trois aspects sont inséparables car complémentaires.

1/ PRATIQUE MARTIALE :

Ce qu’il est demandé ici c’est de développer une énergie particulière qui s’obtient à la fois par une maitrise progressive de la force musculaire obtenue par une position du corps respectant des exigences précises, et par un travail particulier et fondamental sur la respiration.

2/ ASPECT GYMNASTIQUE DOUCE :

« Un exercice pour se connaître soi-même » disent les maitres chinois.

Ceci implique une approche du corps et du mouvement à partir d’une triple préoccupation :

Découvrir, observer comment « je fonctionne » dans le mouvement : qui domine et entraine ? les épaules, les bras, le ventre ou les jambes ?

Qi-Gong et T’ai-chi chuan exigent une conscience de la totalité du corps, mais le mouvement doit-être animé, dirigé par le ventre.

Cette conscience impérative du ventre est en général la plus grande difficulté de la démarche pour le débutant. On entend, on comprend, on pense ce qu’il faut faire, mais on constate que c’est le pied ou la jambe qui ont décidé et entrainé le corps. La coordination, l’articulation du mouvement supposent un déplacement ventre, épaules, coudes, et poignets/mains.

Rechercher constamment l’énergie minimum pour développer le mouvement et assurer tous les déplacements dans l’espace.

Gommer les tensions afin d’économiser l’énergie, mais aussi pour gagner en sensibilité et en attention.

Qi-Gong et T’ai-chi avec leurs mouvements lents sont très bénéfiques au niveau musculaire. Les muscles n’ont pas à être brutalisés pour se développer harmonieusement.

3/ UNE VOIE DE MEDITATION :

La pratique nous introduit dans une situation d’espace et de temps très différente du quotidien : le plus souvent « nous ne sommes pas là » -ici et maintenant-, mais nous « digérons » du passé ou « délirons » sur de l’avenir, capturés par notre mental entre des événements finis et des événements qui n’arriveront jamais ou pas toujours de la manière escomptée.

Le mouvement Qi-Gong et T’ai-chi nous oblige à cesser de « ruminer » en focalisant notre pensée sur chaque instant présent, sur chaque « instant vivant ».

C’est un apprentissage qui commence dans l’attention au surgissement du geste nouveau dans celui qui s’efface.

EN RÉSUMÉ on pourrait dire que l’art du Qi-Gong et du T’ai-chi chuan, c’est une succession de mouvements qui s’écoulent à partir du bassin à un rythme lent, et dont le but essentiel est « d’actualiser l’énergie intérieure » (le Qi), et d’en assurer la circulation dans tout le corps. Pour le pratiquant, c’est une recherche de la « conscience du ventre », du centre de gravité du corps, un travail d’équilibre et d’harmonie dans l’attention constante portée à la respiration.

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